L’Université Montpellier 2 est la première université française à se doter d’un service en charge de la préservation et de la valorisation de ses collections. Cette position de précurseur est le fruit d’un travail de longue haleine.

La constitution des collections de l’UM2
Dès sa création, la faculté des sciences de Montpellier s’attache à acquérir des collections scientifiques nécessaires à l’enseignement. Les premières collections sont, pour la plupart, issues des saisies révolutionnaires. Elles sont ensuite complétées par des professeurs.
Elles constituent un outil incontournable pour les travaux scientifiques et les enseignements. Elles servent à la démonstration, l’observation et l’expérimentation. C’est pourquoi, tout au long du XIXe siècle, la faculté cherche à les enrichir grâce à de nombreux achats, dons, legs et échanges.

 

 

Un riche patrimoine mis à mal
Déménagements successifs de la faculté, locaux inadaptés, déclin de certaines disciplines scientifiques, etc. sont autant de causes ayant conduit à une dispersion, parfois à une dégradation, voire à la destruction d’une partie des collections. Plus récemment des départs à la retraite, des fermetures de laboratoires ou encore l’abandon de l’usage de certains types de matériels au profit d’instruments plus performants, sans mesures conservatoires, ont entraîné une perte importante d’objets à haute valeur scientifique et patrimoniale.

La création d’un service dédié à la gestion des collections
Face à ce patrimoine mis à mal, quelques techniciens, chercheurs et enseignants-chercheurs, principalement du laboratoire de paléontologie et de l'EPHE, sont conscients de l'urgence de sauver ces collections. Avant la création du Pôle Patrimoine scientifique, ils ont beaucoup oeuvré pour la sauvegarde de milliers de pièces de collections en trouvant les premiers locaux de stockage, en réalisant les premiers inventaires et restaurations. Ils réclament également une meilleure prise en charge de ce patrimoine par l’université. L'UM2 répond à cette requête en 2004 en créant le Service général des collections et devient la première université française à se doter d’un tel service, dirigé par deux conservateurs d’État.
Celui-ci s’agrandit au fil des années et devient, en 2010, le Pôle Patrimoine scientifique, fusionnant avec le Pôle Culture et le Pôle Culture scientifique. Ensemble, ils forment le Service Culture et Patrimoine scientifiques, rattaché à la nouvelle Direction Vie des Campus de l’UM2. Malgré cette récente structuration, la visibilité du pôle reste faible et de nombreuses collections sont encore fragilisées par des déménagements, pertes, etc.

Voir l'organigramme de l'UM2 (pdf)